Paris [21 mai]
A Paris, y a pas d’arrêts de bus qui vous avertit “Mamonaku, le bus XXX approche, veuillez faire ceci ou cela”, pas de voiture qui parle en disant “Je vais tourner à gauche/droite, Gochui kudasai!”, pas de chauffeur du bus vous prévient qu’il redémarre et remercie quand vous descendez, pas de collégiens en uniforme, pas de ramen shop à chaque coin de rue, personne avec des téléphones portables aussi gros que des frigos parce qu’on reçoit la télé dessus, pas de maison à 2 étages au plus, personne pour arroser les petites plantes sur le seuil de la porte, ni de ponpoko à gros ventre et grosses testicules à ces mêmes seuils, pas de vélos qui manquent de vous renverser sur les trottoirs (quoique), pas de musique aux croisements pour signaler que le feu piéton est vert, pas de pachinko tous les 50m.
Bref, à Paris, c’est pas pareil qu’au Japon. C’est pas pire, mais c’est franchement pas aussi bien que Kyoto, Osaka et pourquoi pas, Tokyo…
En plus, à Paris, il fait pas beau et froid.
Donc, on est rentré. de justesse, mais on est rentrés.
De justesse, parce qu’on a failli loupé l’avion. Parce qu’on aurait pas pris les transports assez tôt pour être à l’heure. Parce qu’on s’est arrêté à Osaka. Parce qu’on a dû aller faire un tour au consulat. Parce que sans passeport, on peut pas rentrer. Parce que j’avais perdu mon passeport. Ben, oui, moi j’aime les voyages à l’autre bout du monde, les vrais. Ceux qui se passent dans un pays qui parle pas autre chose que la langue du pays. Ceux qui te donnent des émotions fortes. Ceux où tu DOIS perdre ton passeport pour finir en beauté!
Paf! A 12 heures du décollage de l’avion, je me rends compte que je retrouve plus mon passeport. A 12 heures du décollage de 11.50 le lendemain, c’est à dire à 22h le soir, quand toutes les administrations sont fermées, que l’agence Air France aussi. Et qu’il faut quand-même faire quelque chose. A 2h du mat’, après avoir retourné 10 fois les valises, le logement, tu vas faire ta déclaration au commissariat. C’est là que la chance commence: le commissariat est ouvert, l’accueil est bon, ton copain parle un peu japonais, tu réussis à dormir 3 heures, t’as un bon petit dèj, t’as une ligne de train qui te pose directement au consulat, le personnel du consulat est pile à l’heure d’ouverture (9h30) et il est compréhensif, t’avais prévu une photocopie de ton passeport et une photo avant de partir de France, le personnel du consulat te fait un doc qui va plus vite à faire qu’un passeport, t’as le chauffeur du consulat qui t’emmène à l’aéroport (1h de voiture avec Super-pilot), tu arrives à avoir ton vol, t’es surclassé dans l’avion, mais tu préfères le passer avec ton copain, tu arrives à Paris, et ton passeport arrivera peu de temps après toi.
Ca, c’est une vrai fin de voyage, celle qu’on aimerait tous avoir, celle qui nous fait sentir que, purée, un voyage sans passeport, c’est pas un voyage. Parce que passeport= loin de la maison, et loin du passeport=retour maison pas possible.
Les derniers jours, on dit qu’on veut rester. Alors, les kappas farceurs du Japons exhaussent notre souhait et volent notre passeport. Mais finalement, quand on se rend compte de ça, on veut plus rester, on veut retrouver notre identité et rentrer chez nous. Alors les kappas redeviennent gentils exhaussent encore notre souhait.
Malgré tout ça, il faut aller au Japon, voir ces maudits Kappas! Aller manger des vrais ramens et s’étonner “o..o..oishi desu!!!”, faire les onsens, admirer les momijis dans les jardins des temples, voir du sumo-si on a de la chance, se gaver de series télé plus ou moins gnangnan, pousser des “eeeeeeeh…ooooohhhh…sugoi!!”.
Le Japon, c’est …Guuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu~!!!
PS: tu veux des photos?
July 14, 2008 at 6:52 am
hey~! your blog is interesting (i like Japan very much and j’ame momiji~!). Can I be your friend here?? you can also see my blog (i know, i’m crazy!) – mom1j1.wordpress.com